Je donnais une conférence l’autre jour à l’EM Normandie à une classe de 100 étudiants…et garder l’attention de 100 étudiants de 20 ans pendant 3h, est toujours pour moi un vrai défi. J’ouvre ma conf avec “bon, je parle de réseaux sociaux mais vous pouvez fermer votre ordinateur..” et malgré l’ordinateur fermé, un certain nombre d’étudiants consultent de façon compulsive leur Iphone (ou téléphone ou même Ipad…).

Pourtant je pense être un bon professeur, avec un cours vivant où les étudiants participent régulièrement sur des sujets qui les intéressent et les touchent….Mais une bonne frange n’arrive pas à se concentrer, une bonne frange est non “implicable” dans le cours malgré tous mes efforts pour les impliquer et tous mes artifices pour les amener à participer.

J’utilise différentes stratégies, l’interpellation, la dynamisation avec un étudiant qui vient présenter, le questionnement intensif…tout y passe.

Je pense que cette génération d’étudiants attend autre chose de nous et que pour les faire participer, il faut totalement oublier le cours traditionnel mais bien passer au collaboratif: il faut les impliquer à 100% dans le cours.

Donc donner une définition de base, 2/3 exemples et après vogue la galère…

C’est la fin du cours tel qu’on le connait…les professeurs encore sur ce mode là, ne sauront pas s’adapter au public et à l’époque et continueront de croire qu’ils doivent enseigner sans impliquer….mais aujourd’hui, c’est tout bonnement IMPOSSIBLE.

Ces professeurs/intervenants sont voués à disparaitre…et cèderont la place à un nouveau type d’enseignants: ceux qui utilisent les médias, ceux qui co-construisent le cours, ceux qui demandent aux élèves de participer…en utilisant les technologies comme support!

Et pourquoi pas utiliser Facebook pour faire cours ou même twitter?

Je n’ai plus de limites dans la réflexion car j’ai aussi envie d’impliquer cet étudiant qui utilise son Ipad ou cet autre qui échange des SMS avec ses camarades.

L’enseignant est mort, vive l’enseignant!

J’ai repris intensément le Jiu-Jistu brésilien depuis plus de 6 mois avec un grand plaisir malgré mon viel âge :) Avec un rythme de 3 fois/semaine, j’ai réussi à retrouver un niveau correct. Mais le travail est parfois le long et fastidieux même si le plaisir est au RDV…

Mais laissez moi vous raconter cette histoire.

En septembre après un été très sportif, je reviens sur le tatamis et une nouvelle nuée de débutants en Jiu-Jitsu brésilien a débarqué sur le tatamis…c’est souvent comme ça, avec la rentrée, les débutants débarquent puis avec l’année qui avance, cela s’écrème.

Et donc je commence un combat avec un débutant…ce gars est vraiment à court de forme, il souffle fort à chaque minute et j’ai dû le finaliser/soumettre une dizaine de fois en quelques minutes. Un jeu d’enfant mais c’est normal, me direz-vous, il est débutant.

Puis les semaines avancent et mon chemin recroise ce gars-là et quelle surprise, je n’arrive plus à le finaliser en quelques secondes…Il résiste et arrive même à passer quelques petits coups!

Cette personne est pour moi le modèle du gars qui est persévérant…je l’ai observé régulièrement et malgré les trempes qu’il prenait, il s’est toujours accroché, il venait régulièrement et demandait toujours à combattre, recommençait et observait  les autres sur le tatamis. Malgré tout, malgré les coups, malgré sa forme précaire du départ, il n’a jamais lâché!

Bravo, je suis impressionné. Il représente le courage, l’abnégation et la persévérance dans l’adversité! Chapeau bas…la prochaine fois, je serai plus méfiant :)

C’est la rentrée sur mon blog après 2 mois d’arrêt et 4 semaines au Brésil!

Pour cette rentrée, je voulais vous parler de quelque chose qui touche les entrepreneurs et les enfants…accepter de ne pas gagner maintenant pour gagner plus tard.

Retour en arrière, dans les années 60-70, des chercheurs américains en psychologie sociale ont fait l’expérience suivante: ils ont mis des enfants (de 5 ans et plus, je crois) devant une friandise, et leur ont dit que si ils attendaient plus de 10 mn, ils auraient le droit à une 2e friandise. Et ils ont placé ces enfants dans une pièce avec une caméra qui les filmaient.

Les enfant qui craquaient et mangeaient la friandise tout de suite…étaient des enfant qui plus tard auraient statistiquement moins de chance de réussite professionnelle et personnelle que les enfants qui retardaient leur plaisir pour avoir une 2e friandise.

Pour nous, entrepreneurs, c’est la même chose…il faut savoir dire non et ne pas choisir l’argent tout de suite mais investir dans quelque chose qui pourra nous rapporter…il faut apprendre à retarder le plaisir et le moduler. Je crois que cette discipline et ces choix conscients sont importants dans la réussite. Ne pas rester en couple juste pour le plaisir et retarder le moment de se séparer par exemple…

Autant de situations personnelles et professionnelles où notre résistance et notre discipline sont testées quotidiennement.

Et vous, vous mangeriez la friandise tout de suite où vous feriez comme Mark Zuckerberg qui au lieu de monétiser tout de suite son site (comme le voulait son associé brésilien) a décidé de d’abord créer un vrai site avec une taille critique…et donc ne pas gagner de l’argent tout de suite mais manger des pommes de terre plusieurs années.

Difficile mais toujours facile à analyser à postériori.

Moi je m’efforce tous les jours mais c’est tellement dur :)

Un article court pour dire un beau au revoir à une amie de la famille qui nous a quitté aujourd’hui. Quelqu’un qui comptait beaucoup pour notre famille. Marie-Françoise, je te souhaite bon vent là où tu es maintenant, et j’envoie tout mon amour et mon soutien à la famille.

Je pense bien à vous.

J’ai commencé des cours de chants il y a 2 mois…le problème est que je ne sais pas lire les notes de musique et une partition à fortiori..et que je n’ai jamais chanté même sous la douche.

J’ai donc eu ce dialogue avec ma prof de chant au téléphone:

Moi: Bonjour, j’aimerai prendre des cours de chant

Elle: Vous avez déjà pris des cours?

Moi: non

Elle: vous avez déjà joué d’un instrument ou savez faire de la musique?

Moi: non

Elle: Vous chantez de temps en temps?

Moi: non

Elle: quelle sont vos motivations?

Moi: Développement personnel, pour moi-même

Bref, je suis parti de zéro…et je m’éclate pendant ces cours…c’est un lieu d’expression très intime pour moi…où je me lâche et je me fais plaisir. Je suis loin de “The Voice” mais je progresse et ma voix s’amplifie avec le temps. Quel plaisir!
Je retrouve un de mes vieux rêves d’enfant quand je chantais tout petit le soir avant de me coucher.

PS: c’est la photo de ma cabane bretonne au fonds des bois…mon lieu de ressourcement et de calme, j’y ai tous mes livres et une partie de ma vie :)

Un article, cher associé pour te souhaiter un très bon anniversaire pour tes 37 ans!

Bravo pour tout le travail que tu réalises et toute ta contribution, je suis chanceux de t’avoir trouvé comme associé…

En espérant que Link Humans bénéficie de tes idées, ton talent et de ta capacité de travail qui est immense…Tu es capable de prendre des vacances en Grêce tout en bossant :)

Et le tout avec une famille et 2 enfants très actifs et pleins de vie….

PS: tu reconnaitras la photo

 

 

Pour moi, aller faire mes courses au Monoprix du coin est toujours une grande aventure.

J’y apprends pleins de choses. Sur les autres mais aussi sur moi…et ce lundi n’a pas manqué à la règle.

J’arrive pour payer mes 3 courses, la caissière scanne mes articles et au moment de payer la caissière me regarde en souriant et dit:

La caissière: oula…j’ai mal au dos

Moi (souriant): il faudrait changer de chaise

Elle (dépitée): non pas possible

Elle se met bien droit et se relève dans sa chaise (Franchement Monoprix, il faudrait faire quelque chose pour mettre des chaise ergonomiques).

Moi: il faut faire plus de sport

Elle (gênée): j’en fait 3 fois/semaine

Sauf que cette caissière avait un peu d’embonpoint et je me suis rendu compte de ma gaffe…qui m’a fait rougir.

Moi (balbutiant): bonne journée

Quand j’ai dit qu’il faudrait qu’elle fasse plus de sport, je pensais au Yoga ou ce genre de sport pour muscler son dos…mais hors contexte ca pouvait dire: “toi la fille en surpoids (ou grosse), il faut que tu fasses du sport”

Bref, une gaffe comme il m’arrive d’en faire régulièrement. Et vous ca vous arrive jamais??

Bon pour les non initiés, Twitter est le réseau social où l’on suit des personnes et où des personnes nous suivent…et le tout produit un fil d’information.

Et l’autre jour, je m’interrogais sur ce qui fait que je suis telle ou telle personne, et voici les critères qui excluent déjà un certain nombre de comptes:

1) Si c’est une tête d’oeuf, je ne suis pas (j’aime bien voir une photo ou une image, plutôt une photo d’ailleurs)

2) les comptes dont les tweets sont fermés, je ne suis pas (c’est contraire à l’esprit de twitter ou en tout cas au mien)

3) les comptes d’entreprise assez rarement (je préfère Jeanine de Bonduelle que suivre le compte Bonduelle)

4) quand je vais sur le compte twitter, si la personne ne fait que balancer des infos sans interagir avec des gens, je ne suis pas car c’est juste un compte automatique d’information

5) si la personne twitte trop de politique ou des sujets éloignés de mes sujets de prédilection (recrutement, RH, réseaux sociaux…), je ne suis pas

6) si pas de bio, je suis rarement (sauf si je connais ou si il y a un lien vers un profil plus détaillé…et encore)

7) si la personne twitte 1 fois/mois, je ne suis pas (ben oui à quoi ça sert!)

Et vous, c’est quoi vos critères?

C’est fou, mais ca continue depuis déjà plusieurs années…On ne se connait pas et pourtant je recois une demande de mise en relation sans message personnalisé, sans bonjour, sans présentation.
C’est comme arriver en soirée et demander les coordonnées d’une personne sans la connaitre ni se présenter…Bref imaginez l’effet.
Alors si on ne se connait pas, j’apprécierai au moins un message personnel sur Linkedin, ca me parait le minimum syndical.
Et même les gens qui se disent des “experts” des réseaux sociaux “oublient” souvent ce message!
Je ne comprends pas pourquoi les gens ne prennent pas le temps d’écrire un petit mot qui prend 30 secondes…oui 30 secondes. Je vois peut-être une explication, l’application Linkedin sur mobile…avec cette application, c’est difficile d’envoyer un message personnalisé…

Je ne sais pas, c’est quand même affligeant!

J’ai de la chance de faire ce que je veux.
Enfin, souvent les clients sont aussi au RDV et peuvent mettre la pression…
Mais en tout cas, je peux une grande partie du temps travailler à distance…écrire des articles, travailler sur des missions de conseil, gérer les missions par skype.

Quand je vois le soleil et le bien que cela me fait, je crois que l’an prochain, je vais me faire un mois au Brésil pendant l’hiver tout en continuant de travailler.
Pourquoi le Brésil?
C’est mon 2e pays (j’y ai vécu 4 ans) et j’ai des très bons amis qui peuvent m’accueillir…les djouli, Georges, Gaetan…bref ca me tente bien.

La liberté, voilà le luxe! La liberté de choisir, la liberté de s’organiser, la liberté d’aller sans quémander.

Jeune j’aimais le comment…comment faire, comment y aller, comment ca fonctionne…et quand je dis jeune jusqu’à plus de 30 ans.

Après quelques leçons de vie, je me rends compte que le pourquoi est le plus important. Et je pense souvent au pourquoi car le pourquoi donnera toute sa force au comment. Le comment suivra.

Le comment n’a aucune importance tant qu’il n’a pas un minimum de sens.

Je suis un fan absolu du film “gladiateur” car justement le heros incarne cette question du pourquoi avant le comment. Un pourquoi basé sur des valeurs fortes.

Le comment est le raccourci que l’on veut prendre. Le CV avant le projet professionnel, la solution avant de donner du sens au problème. C’est facile et rapide, ca répond à un besoin immédiat, ca soulage.

Le pourquoi c’est le chemin long, c’est l’interrogation, c’est le temps long, c’est la source, c’est la réflexion, c’est difficile.

On y voit pas que des choses agréables, on n’est pas dans l’action anxiolytique, l’action qui soulage.

Et vous vous êtes quoi, pourquoi ou comment?

J’ai fini la biographie sur Steve Jobs il y a quelques jours…

Un peu radical le type mais sacrément intéressant pour quelqu’un comme moi qui cherche à faire de mon entreprise, une entreprise durable…mais cela m’a aussi inspiré aussi pour les conférences que j’organise et les cours que je donne pour Reims Management School.

Je cite “personne n’aime les conférences en revanche les gens adorent les histoires” c’était son crédo…donc pas de blabla avec des slides super compliqués. Simplifier le contenu et le message pour le rendre digérable!

Dans la semaine, j’étais en train de préparer mon intervention pour Paris Executive Campus sur les réseaux sociaux et recrutement et je me suis dit que j’allais faire un choix radical: supprimer toutes les slides et seulement donner les slides et le contenu après l’intervention.

En lieu et place, je réunirai les étudiants en cercle avec leur chaise avec un seul ordinateur. Je raconterai les histoires et exemples à suivre à partir de leurs questions, et je ferai des démos sur l’ordinateur au fur et à mesure.

Mais je n’ai pas eu le courage…je me suis dit qu’ils avaient besoin de structure même si je pouvais la donner moi-même.

Je vois mes cours comme un chemin et casser la structure traditionnelle de l’enseignement est tellement difficile…du côté des étudiants qui paraissent souvent perdus quand je leur donne la parole. Alors je force les choses, notamment en introduisant des boîtiers de vote et en cassant l’arrangement traditionnel d’une salle de classe (je déteste les rangs d’oignon)…en faisant des tours de table comme une formation professionnelle ou en leur donnant des éléments simples et en les laissant générer le reste de la réponse (qui est souvent meilleure que la mienne).

C’est long mais j’y arriverai…et la prochaine fois, sans slide?

 

Bon, il y a plus qu’à vous souhaiter une belle année 2012…

Je n’ai pas de résolutions pour 2012 car cela ne sert strictement à rien, je me suis promis de laisser “faire” la vie.

Bilan 2011, Link Humans crée en France, une conférence organisée et réussie, plein de belles rencontres et un retour en France qui arrive. J’ai trouvé un appart dans Paris…du côté d’Alésia.

Donc 2012 qui se profile,boulot, boulot et encore boulot…on est en plein développement avec de super défis: nouveau business, enseignement, recrutement pour grossir…

Et comme promis voici la vidéo de ma performance en Père Noël..Si vous regardez jusqu’à la fin, ma nièce dit: “il amène que ça le Père Noël?!”.

Et le personne légèrement hystérique qui parle du Père Noël à côté, c’est ma mère (LOL) aussi contente que sa petite-fille!

Et donc en 2012, RDV sur Paris :) Et comme dirait Calogéro, “je te la souhaite aussi, l’embellie” (Ok certains vont questionner mes goûts musicaux :)

Le stress monte. Vous voyez le type en barbe blanche et costume rouge sur la photo?

C’est moi…je ne pense pas que vous puissiez me reconnaitre…enfin j’espère…

C’etait hier pendant les répititions avant le D-Day, j’ai essayé mon costume. Je me suis mis un coussin pour me faire grossir, j’ai enfilé barbe et pantalon, mis 2 chapeaux de noël, mis des fausses chaussures…bref la totale.

Et on a mis un plan d’action et de déroulement pour ne pas que Chloé (ma nièce) me reconnaisse (c’est elle sur la 2e photo).

Et du coup le stress monte…du bon stress certes car ca va être marrant…il n’empêche.

Au départ, je pensais jouer le père noël facilement sans m’organiser, arriver et faire “ohohohoh” et donner les cadeaux. En fait non, la spontanéité là était bien au départ mais même jouer au père nöel demande de la préparation si on ne veut pas que la petite fille se rende compte que le père nöel n’est que son oncle…qui fait l’imbécile.

Le prix pour ne pas tuer le rêve d’une petite fille de 4 ans…d’accord, je vais acheter double barbe et surtout éviter tout contact avec Chloé pour ne pas qu’elle me reconnaisse. Et me préparer avant surtout!

Je fais souvent ça, je fonce sur un projet, je dis oui sans mesurer les conséquences de ma décision, je fais, je vais à fond et je me rends compte que ce n’est pas si simple.

Et je vous promets en exclusivité la semaine prochaine la vidéo de ma prestation…ca va paraître ridicule mais on va filmer le passage du père noël.

Et vous, il y a un père noël chez vous?

Ca y est…je reviens sur Paris en début d’année.

Je me sens un peu nostalgique…je crois que je n’ai jamais aimé les adieux quelqu’ils soient…

Mais oui je reviens à Paris et j’ai commencé mon processus de deuil. Deuil de tout ce que je laisse à Londres…Les amis, les collègues, la vie londonienne, la clique d’amis célibataires de 30 et plus, les magasins ouverts le dimanche, la politesse et la bonne éducation…

Je n’ai jamais aimé les au revoir. J’ai toujours du mal avec les séparations. Mais ces 4 années de Londres se terminent. 4 années avec des hauts et des bas, des joies et des peines.

4 années où je dois beaucoup à plusieurs personnes qui m’ont aidé à un moment.

Je ne réalise pas ou plutôt pas encore.

En tout cas j’ai décidé de faire une leaving do comme on dit ici, une soirée de départ et ca sera le samedi 14/01 pour marquer le coup et fêter ça avec les personnes qui me sont proches et moins proches aussi.

Bon je termine sur une vidéo qui j’espère reflétera mon année qui vient avec du fun et du réel (et toujours du virtuel mais qui mène au réel…bref vous comprendrez à la fin).

PS: je suis d’humeur triste et nostalgique en cette fin d’année, mon départ de Londres me ramène tellement de souvenirs…Je ne suis pas encore à Paris dans ma tête.