Je rêve d’une formation digitale pour les RH.

Mon boulot est d’apporter la bonne parole du digital chez les RH et de les sensibiliser à ce qui se passe…et pourtant les résistances sont nombreuses et les étudiants RH sont souvent parmi les moins connectés.

Je suis passionné de pédagogie, je suis passionné par la transmission….et la technologie nous offre une opportunité unique d’apporter du contenu, une façon de faire différente à ces étudiants.

Je rêve de créer cette formation unique, interactive, en classe inversée, qui intègre en son coeur la technologie et la co-élaboration. Transformer la formation, d’une formation “tête bien pleine” à une formation “tête bien faite”.

Les étudiants ne veulent plus de théorie, ne veulent plus de cul sur la chaise, la seul apprentissage est la participation.

Ce projet, nous allons le mettre en place pour les étudiants RH à la rentrée 2013….je ne sais pas encore comment, mais je sais que je vais réaliser un de mes rêves…tester de nouveaux dispositifs sans dépendre de qui que se soit, d’une école, d’une université ou d’un organisme quelconque.

Tel Xavier Niel qui a crée l’école 42, la transformation de l’enseignement et la pédagogie ne viendra pas tout de suite des institutions ou autre mais bien des initiatives privées aussi petites soient-elles.

Mon rêve, une école 42 pour les RH.

Un rêve simple…

Vous n’en avez pas marre des articles qui commencent par “les 10…” ou les “3 facons…” bref du titre accrocheur qui nous vend de l’information pré-machée.

Ben moi si! L’information structurée de telle façon qu’elle se présente pour des bouffeurs de Mc Do. Ces titres, c’est le Mc Do de la pensée. Et pourtant c’est ce qui marche le plus…quand vous regardez les partages sur les réseaux sociaux.

Si on pouvait faire une pause et nous amener plus de réflexion plutôt que les “10 derniers commentaires de Nabila”. Bref Allo quoi la pensée, ramenez nous un peu de distance.

Voilà cela fait quelque temps que je n’ai pas écrit sur ce blog….mais j’y reviens avec plaisir!

Et comme d’habitude ce sont les questions d’enseignement, de transmission et de partage qui me passionnent. Je lisais l’autre jour une synthèse du livre de Michel Serres, “Petite Poucette” et il mentionnait les bouleversements sociétaux que nous vivions et notamment le numérique.

Le numérique dans l’enseignement est un séisme qui tue les enseignants qui fonctionnent sur un mode passif/actif, je connais/vous écoutez car tout le savoir est accessible d’un clic avec n’importe quel appareil.

L’autre jour un enseignant me racontait cette anecdote…il parlait d’un sujet RH aux étudiants…et à la fin du cours, un étudiant est venu lui dire qu’il avait vu la vidéo de sa présentation sur le même sujet et qu’il aurait préféré échanger que de voir répéter les mêmes choses. Conclusion, l’enseignant s’est dit qu’il aurait dû lancer le sujet et ouvrir la discussion sur le sujet avec les étudiants…et en amont, il leur aurait dit d’aller voir la vidéo puis de discuter la vidéo et le thème en classe.

C’est le principe de la classe inversée dont tout le monde parle de plus en plus.

Vous ne pouvez pas y échapper que vous soyez enseignant, formateur, partageur de connaissance ou même organisateur de conférence…le pouvoir appartient à la masse et le contenu qu’il leur est livré doit être différent qu’un contenu simplement théorique que tout le monde peut trouver en un clic.

Comme je disais précédemment, l’enseignant est mort!

Je me rappelle souvent cette phrase de Seth Godin, « Ship before it is ready ». Envoie le produit même si ce n’est pas parfait, c’est la rapidité et la capacité à vite s’adapter aux feedbacks des clients qui va faire la différence…

Plutôt que d’attendre que le produit soit parfait et de le retravailler…ce sont les clients qui vont déterminer la réussite et qui vont nous donner des retours.

Mais c’est pas toujours facile dans une entreprise, start-up ou non, car c’est aussi une question d’image…accepter de ne pas être parfait c’est accepter d’être vu comme une entreprise qui ne lance pas ou ne vérifie pas ses produits, qui n’est pas rigoureuse.

Je trouve que gérer cette ambigüité est parfois difficile à traverser…je fais des erreurs de jugement, je fais des fautes dans des articles, j’écris un statut sur une page Facebook qui n’est pas parfait…Et alors ?

Ne pas vouloir être parfait, c’est aussi être humain, et les clients savent qu’ils travaillent avec des êtres humains. L’erreur est de ne pas apprendre de ses erreurs et répéter plusieurs fois la même bêtise…car une entreprise qui n’apprend pas est une entreprise en phase terminale pour moi, une entreprise qui ne repose que sur le passé sans se questionner.

Et la tension est permanente, gérer la tension entre « ca doit être parfait » et « il faut lancer le produit, lancer les idées et prendre du feedback… »

Evidemment comme vous l’avez compris, je tends plus vers l’option du « lancer avant que cela ne soit pas parfait… » car c’est comme ça que l’on apprend dans une environnement changeant et innovant.

Mais on a besoin aussi de formaliser, de transformer en processus une entreprise.

L’environnement changeant nous impose de nous adapter sans cesse, et ce slogan de « ship before it is ready » deviendra la norme!

PS: j’ai mis la photo de Guillaume et Arthur, les 2 stagiaires qui bossent avec nous et ont présenté une partie de la conférence que nous organisions devant 200 personnes. Et en ouverture, j’ai dit: “c’est leur 1ère fois sur scène devant vous..”. Les gens sont indulgents quand on leur explique, quand on est humain.

Je suis allé à la mairie l’autre jour pour faire mon passeport pour mon séjour au Brésil…et vous voyez le résultat, 1h d’attente dans un local bondé sans climatisation. Et j’attends tout en parlant avec d’autres personnes…et le fonctionnaire qui me reçoit est super nerveux et stressé. Il me réprimande car je n’ai pas fait les photocopies qu’il faut, parle fort, stresse pour un rien, marmonne…

Il me regarde à peine…je lui dit de façon calme: “calmez vous, ne vous inquiétez pas…” Après quelques ronchons, il fait les photocopies pour moi. Je ne dis rien, je fais profil bas. Je le laisse faire les questions/réponses.

Et puis au moment de partir, il me regarde et me lance “Kenavo”.

J’en suis resté bouche bée…il s’est comporté de façon aggressive et énervé pendant 10 minutes et puis, tout d’un coup, l’humanité jaillit de sa bouche “Kénavo”

Au Revoir en breton…il a vu que j’étais né à Rennes et me signifie qu’il est lui aussi breton…

Et ce “Kénavo” était accompagné du 1er sourire que je voyais sur ce visage :) Comme quoi, un jaillissement de joie, d’humanité (apparentes).

Sur invitation de mes amis néerlandais (Merci Liesbet, Oscar, Gordon…), je vais animer une session à #truamsterdam vendredi sur la place du candidat dans le recrutement…

Malheureusement je n’aurais pas beaucoup le temps de profiter de la ville.

Et les néerlandais m’ont demandé de faire 1 vidéo pour présenter ma session….voilà le résultat! :)

2 constatations: j’ai encore un peu d’anglais même après 6 mois d’éloignement, et faire une vidéo le dimanche matin n’était pas la meilleure idée.

Voilà je me suis fais une bonne bosse. Ca se voit, non?

J’ai repris le sport intensément…et je me prends des coups. Ca fait mal…vous allez me trouver maso mais j’aime ça.

La bosse est là pour me rappeler que je suis vivant, que j’ai un corps et que ca peut faire mal. La bosse me rappelle aussi que je dois m’améliorer et faire plus attention.

L’autre jour quelqu’un me demandait ce que j’apprenais des échecs? C’est que cela me remettait à ma place et me permettait de faire le bilan tout en réfléchissant à ma pratique.

Comme la bosse, l’échec rappelle que l’on est vivant et pas parfait…même si c’est désagréable :)

Je faisais les courses au Simple Market du coin ce soir…et au moment de payer, j’entends ma caissière qui s’adresse à sa voisine de caisse, en lui disant dans un grand soulagement “plus qu’une heure!”.

Ca m’a rappelé mes années BHV comme caissier, quand je n’attendais qu’une chose, c’est que la journée se termine.

Oui j’étais comme ces 2 femmes, je me disais aussi plus qu’une heure en fin de journée.

C’est tellement important de faire quelque chose qu’on aime…

Et alors plus qu’une heure dans votre boulot?

Avec Jean-Christophe (mon associé à Link Humans), nous revenions d’un RDV client de province l’autre jour, Jean-Christophe s’est aussitôt mis au travail dans le train. Nous revenions d’une journée intense d’audit et de travail et j’avais vraiment besoin de souffler.

Donc je me suis mis à lire le journal et écouter de la musique….tout en rêvassant dans le train. J’ai besoin de rêver, de réfléchir pour prendre de la distance et surtout me décontracter et m’aérer le cerveau. Cela me fait du bien et me régénère profondément. Je ne fais rien à part regarder le paysage défilé tout en écoutant de la musique…et ce sont ces moments là où j’ai de nouvelles idées et j’arrive à me préparer pour les étapes suivantes.

Rêver pour moi est essentiel, j’explore, je réfléchis, je m’évade, je vais ailleurs, je me projette… je me décontracte.

Et je ne peux pas faire autrement, j’ai besoin de mes moments de rêve et c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai jamais aimé les open space car on ne sent pas légitime pour rêver (imaginez la tête de vos vosins ou de votre boss…on devrait instituer un droit au rêve)…rêver oblige à une certaine solitude et un renfermement.

Quand j’étais petit, j’ai très mal vécu un déménagement et mon échappatoire, c’était mes sessions de rêveries et lectures dans ma chambre….un livre et plein d’images dans la tête.

Aujourd’hui je ne suis pas beaucoup différent car j’ai encore besoin, dans la folie de la journée, de ces moments de rêve. Lever la tête au ciel, tout un programme pour moi.

Et vous, vous rêvez pendant votre boulot? Est ce que vous vous sentez le droit de rêver?

Je suis très fier du travail réalisé par Marion Muller et Jean-Christophe Anna….Cette vidéo représente vraiment l’esprit de Link Humans.

Fun, vidéo et pro quoi!

Donc si il y a des étudiants qui me lisent, regardez cette vidéo et si vous êtes la personne qui se joindra à nous, je peux vous garantir que vous bosserez sur des projets innovateurs, différents et challengeant. Le négatif est que nous payons le minimum pour ce stage mais vous préferez 1.000 euros pour un stage où vous allez vous ennuyer ou 436 Euros avec un stage ou vous allez apprendre beaucoup de choses avec une visibilité sur le marché?

Et puis j’aime les jeunes donc j’essaierai de vous challenger tout en donnant un maximum de feedbacks.

Hier soir j’ai eu le plaisir de recevoir un mail d’un ami, Julien Revol annoncant le lancement de sa ligne de produits cosmétiques.

Woman Essentials, une gamme de produits pour les femmes comme son nom l’indique. Beau design et concept innovant sur une part du marché mal couvert par les grandes marques traditionnelles.

Un ami entrepreneur de plus dans mon entourage. Il y a Alix Tafflé qui a lancé Morning Croissant, un concurrent sérieux de RbnB, Nicolas Sanfaute, producteur de cinéma et François Xavier Saint-Martin qui a monté sa boite de marketing au Brésil. Et l’on est tous de la même origine, classe préparatoire de Caen 1993-1995.

Et oui, on nous rabat les oreilles avec la génération Y (qui pour moi est un concept bidon), mais la génération X est aussi créatrice et pleine d’idées. Nous aussi on veut indépendance et capacité à faire ce qu’on veut, plaisir et autonomie, challenge et variété!

Bravo à tous mes amis pour le courage de se lancer et bons vents, le chemin est plus important que le but (enfin normalement:)

Je suis en colère quand je vois des coachs qui parlent d’assertivité et n’en ont pas pour 2 sous ou ces personnes formées en psychologie qui sont encore moins psychologues  que la personne moyenne…

J’ai fait une formation en psychothérapie il y a 6 ans…cette formation a duré 5 ans avec 1 stage d’une année en psychiatrie.

J’ai donc côtoyé beaucoup de coachs et de psychologues pendant plusieurs années…et finalement je me suis rendu compte que ces personnes faisaient souvent ce métier non pas pour soigner l’autre mais bien pour se soigner.

Et j’en suis la preuve. J’ai fait cette formation comme une façon de me soigner, de m’interroger…je me suis menti à moi-même en déclarant vouloir être psy mais au final, cela a été plus une école de la vie pour moi qu’une formation avec un débouché professionnel.

 

Le vrai problème apparait quand la personne est persuadée d’aider les autres sans avoir conscience de ce biais…et surtout de la motivation profonde. Pourquoi elle fait ce métier? Qu’est ce qui l’a amené à faire ce métier?

Quand j’ai fini ma formation, j’ai enfin compris que je faisais la formation pour moi et pour me soigner quelque part…alors qu’au départ ma motivation était “altruiste”.

On en revient toujours au sens…quel est le sens pour moi ? Pourquoi ?

Pourquoi je m’enferme dans la posture de psychologue ou de coach ?

 

Dans ces 2 milieux, il y autant de personnes mal dans leur peau que dans tout autre milieu…le risque c’est ce que ces coachs ou psychologues n ‘en aient pas conscience. Et le cachent ou se mentent à eux-même!

Alors oui, je crois fondamentalement que tout psychologue et coach devrait faire un travail sur soi pour être plus à même de pratiquer son métier.

Faire ce chemin de vérité, ce chemin d’interrogation, ce chemin de confrontation.

Sans être psychologue ni coach, j’ai décidé de faire ce chemin il y a 8 ans…et c’est pas toujours agréable…

This phrase is quite famous on the web…”good content always finds its audience”.

But now I started to realize how true it was.

I always wrote short and punchy articles with some provocative thoughts, now I am trying to mix it up with longer articles and especially when I write on Link Humans blog. Since the beginning of this blog, all my lengthy articles found a good audience whether in terms of readership or in terms of spreading through social media.

I spent 5 hours yesterday working on a case study I will present during 2 conferences about Social Media in recruitment, in Scotland in 2 weeks and London on the 7th of April.

This is a rare case of a company using successfull Linkedin and having tried different platforms and different ways of harnessing social media to recruit and develop a powerful employer branding.

And this article is probably the longest I ever wrote, 4 or 5 pages with screenshots.

Why did I go to that route?

1) Blogging is a good way to show up your skills and your reputation, and with shorter and provocative articles, you tend to attract a more volatile readership

2) With longer articles, you show potential clients/recruiters/students you ability to think more indepth and analyse your industry

3) Even if a lot of people can’t be bothered to read your long articles, the ones who will read it till the end are the ones who are more likely to turn into clients/prospects/fans, it is what we call a more qualified audience. It is better to have 10 fans and 1000 volatile readers!

4) It forces to structure your thinking and in my case it forces to prepare my 2 conferences, and everything you write down could be re-used afterwards

Results?

After 2 days, this article reached 600 views and 47 RTs, and has been quoted by different specialists. So the question is, was the hardwork worthwhile?

Yes definitely!

Good content is a content that you need to research for, spend some time on it, think and write carefully about it. You don’t have any options and there are no shortcuts to it.

Write long articles that will force you to think and to analyse your industry or a specific target…you will differentiate yourself from all the very shallow articles posted on the net with no content or just a provocative titles.

You will differentiate yourself from the so called “experts”.

In life as on the internet, there are no shortcuts.

 

Is the word “passion” overused?

Sometimes I realize that people don’t even know anymore what it is.

And when you are being asked: What is your passion? It is a daunting question.

I read this article written by Dan Pink

“I’m seeing quite an increase in the number of people turning a hobby into a business,” she says. “You start innocently by making cakes or taking photos in your spare time. Friends and family admire the results and recommend you to others. Before you know it, you are your own boss and making a living from doing what you do.”

This is how people find their way. Instead of endless self-examination and the search for some inscrutable holy emotional grail, they act.”

Have you found your way like that?

In my case, I plan to go around the world…not very original…but I plan to do it through the food and local dishes. I plan to call it the “world in 80 dishes” in reference to Jules Verne’s book “Around the world in 80 days”.

Food is my “passion” or something I really love. I think that it is a great way to reach out to people and find a common ground.

But I don’t think that I will turn my interest into a proper job, I don’t want to be a professional cook or open a restaurant, I just enjoy sharing and eating food with people.

What do you do with your passion? Have you managed to turn it into a job or do you keep it aside?

But in a more simple way,

What are you great at? What comes easily to you?

What would you do – or are you already doing – for free?

A video says more than anything else.

Just watch it and see you on the 26th of November and for more information, here is the invitation!